Années 30 à Chicago. Al Capone, parrain de la pègre locale, affronte Eliot Ness, agent fédéral, et ses Incorruptibles, avec comme toile de fond la Prohibition.
Brian de Palma derrière la caméra et Ennio Morricone à la composition musicale, Les Incorruptibles constitue une réussite totale, une maîtrise de l’image exceptionnelle, un enchaînement de plans magnifiques et de scènes totalement cultes.
La double séquence d’ouverture est à ce titre tout à fait parlante : une voix-off plante le décor alors que la scène est filmée du dessus, en plongée. Al Capone est entouré d’hommes, journalistes et molosses, pendant sa séance de rasage. Mais, on rechigne à nous montrer son visage. Ô temps ! suspends ton vol ! Même rythme résolument lent pour la présentation d’Eliott Ness mais avec une mise en scène toute différente. Une femme. Une rareté dans ce film d’hommes. La femme de Ness. Un sourire d’elle fait partir la caméra qui vient se planter derrière son mari et laisse deviner le visage de Kevin Costner. Sublime.
Autres scènes cultes : la « passion » d’Al Capone pour le baseball, la fameuse scène du landau empruntée à Le Cuirassé Potemkine d’Ensenstein, la chevauchée très western à la frontière canadienne, l’opéra/l’exécution de Malone,….
Forcément, Les Incorruptibles bénéficie aussi d’une distribution aux petits oignons sans aucune fausse note.
Bref, un film cultissime. À voir et revoir sans modération.

Un film sur Capone et les Incorruptibles! bravo, toute une saga de l’entre deux-guerres ! Et pourquoi ne pas y associer un livre pas comme les autres : « les Bootleggers de Saint-Pierre ». Pour le fun, à lire et relire !