The Grandmaster, la claque qui flatte la rétine

The Grandmaster de Wong Kar-wai

 

 

 

Si The Grandmaster a été long à voir le jour – il aura fallu 8 années à Wong Kar-wai pour peaufiner son bébé – l’attente n’aura pas été vaine.

D’abord, visuellement, c’est une claque assez violente. Chaque plan est beau à pleurer et plus si affinités. Ajoutez à cela une musique aérienne aux petits oignons et vous obtenez un petit bijou formel qui se veut plutôt réaliste et donc moins virevoltant que Hero, moins bondissant que Tigres et Dragons.

Ensuite, sur le fond. Si The Grandmaster est formellement réussi, il n’oublie pas de nous conter (de manière assez juste) une histoire finalement tragique marquée par la guerre et les revers de fortune. En l’occurrence, cette histoire, c’est celle d’Ip Man, maître ès arts martiaux, qui a notamment été le sensei d’un certain Bruce Lee. Rien que ça. Du coup, les combats sont légion et superbement chorégraphiés. Forcément, ça parle à mon petit cœur d’aïkidoka.

A noter enfin ce joli clin d’œil à l’excellent Il était une fois en Amérique de Sergio Leone via une séquence où Zhang Ziyi remplace Robert De Niro en train de fumer de l’opium, un sourire se dessinant sur son visage :

Robert De Niro dans Il était une fois en Amérique